Lundi 15 décembre 2008
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Comme on a parlé la semaine dernière de Faucheux, je me suis replongée dans ses travaux.
Et là, surprise, je découvre ces images dupliquées, étirées, déformées. Il appelle cela lui même des « portraits harmoniques », comme s’ils faisaient référence à la fois au domaine picturale,
plastique et musical.
Lui qu’on appelle l’architecte du livre, développe des espaces, au sein des livres de poche et des surfaces planes. Il réalise une sorte d’inventaire des espaces : espace de la page, espace vierge,
espace figuré, espace suggéré…
Ces images, de part l’écho qu’elles trouvent dans nos yeux, acquierent un statut assez contemporain pour l’époque (1960, quand même). Et même si le futurisme était déjà passé par là, au niveau des
arts appliqués et du graphisme, on ne peut que constater leur influence sur certaines de nos références les plus actuelles.
Ce qui est assez fou, enfin pour ma part, c’est aussi de les imaginer sur les folios de l’époque, il fallait quand même réussir à les convaincre… Enfin, la plupart de ses compositions sont quand
même restées des recherches personnelles, il me semble. (Par exemple, l’affiche « cathédrale » a été refusée…)
Aussi, il a développé tout un projet autour de cela pour une pièce de théâtre à Zagreb, Aiaxaia (1980, plus tard, donc) dont il a réalisé les décors et l’affiche sur ce même principe.
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